Thermique réaliste (pour des occupants qui ouvrent souvent les fenêtres)

(article visible ici)

Quelques remarques sur la thermique, au-delà des calculs réglementaires :

  • La perception de la température dépend avant tout de celle des parois et de la vitesse de l’air. Donc avec des parois un peu froides et un air qui circule vite à proximité des occupants, on a gagné le gros lot !
  • Une maison dont l’air n’est pas suffisamment renouvelé risque à courte échéance le développement de champignons (vous reconnaissez cette odeur de renfermé qui se développe dans les appartements des années 90 ?).
  • Une maison dont l’air est trop sec va encourager le développement des maladies hivernales : l’air sec assèche les muqueuses nasales, qui deviennent alors perméables à tous les germes. En hiver, on ne prend pas « froid », on prend « sec » plutôt !
  • La VMC double-flux n’est intéressante que quand on a une forte densité d’occupation des espaces. Il faut alors renouveler très souvent l’air pour évacuer le CO2. Dans le cas d’une maison individuelle, c’est l’énergie nécessaire à la double-flux qui réduit à néant les économies de chauffage.


Alors, que préconiser pour des occupants qui vivent le plus souvent fenêtres ouvertes ?

  • Une forte inertie des parois : isolation par l’extérieur ou doublage à la brique plâtrière (qui a en plus l’avantage de faire office de tampon hygrométrique)
  • Un chauffage rayonnant avec une grande surface d’échange (de préférence verticale pour éviter les effets de convection).
  • Des contacteurs aux fenêtres : le chauffage est coupé à l’ouverture des fenêtres
  • Un traitement de tous les ponts thermiques : chape sur isolant, isolation périmétrique de la chape,
  • De la fibre de bois en toiture, ou tout autre isolant à fort déphasage, pour garantir une isolation de qualité tout en évitant la surchauffe estivale.
  • Eventuellement ajouter une véranda ou deux (plein sud) ? De manière à avoir des espaces tampons qui évitent d’ouvrir totalement sur l’extérieur quand on veut profiter d’un espace planté ?
  • Une VMC Hygroréglable ou mieux, une cheminée de ventilation naturelle assistée.
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Sur la gastronomie

La gastronomie (en particulier française) est une forme de masochisme. Elle vous pousse à aller au-delà du dégoût naturel des aliments dégradés, devenus impropres à la consommation, et à en tirer du plaisir : fruits alcoolisés, lait vieilli, viande faisandée ou desséchée, choux macérés, etc.

Enquête publique sur la révision de la transition énergétique

Une enquête à laquelle j’invite tout le monde à participer !

Les questions

Mes réponses

Quels sont selon vous les principaux obstacles au développement des modes de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre (marche, vélo, véhicule bas-carbone, covoiturage ou autopartage, transports en commun terrestres)? Qu’est ce qui pourrait vous permettre, vous ou vos proches, de les utiliser davantage ?

L’absence de service de location ponctuelle fiable de véhicule utilitaire ou minibus, pouvant remplacer la possession d’une voiture.
L’absence de taxis aménagés pour le transport de marchandises et la prise en charge de PMR.
L’absence de stationnements vélos dans les immeubles existants et sur l’espace public.
Les vitesses autorisées en milieu urbain.
La rareté des véloroutes et des itinéraires piétons entre villages en milieu rural.
La rareté des lignes de TGV et grandes lignes ne passant pas par Paris.
La fermeture d’arrêts de trains pourtant nécessaires à l’intermodalité rurale.

Qu’est-ce qui vous inciterait, vous ou vos proches, à limiter davantage vos déplacements du quotidien ?

La création d’épiceries dans les villages. L’ouverture de maisons communales regroupant écrivain public, impression/photocopie, poste, pôle emploi, Antenne de la CCI, agence immobilière, greffe et conseil juridique, et médecins (dentiste, généraliste) dans les villages.
La création de tiers-lieux dans les quartiers résidentiels. Le droit pour tout salarié du tertiaire d’obtenir la moitié de son temps de travail dans un tiers-lieux ou à domicile.

Et vous, qu’est-ce qui vous inciterait vous ou vos proches à limiter vos déplacements longs et à privilégier le train ou le bateau (ferry) ?

Une baisse massive des tarifs du train, financée par une taxe aéroportuaire et une écotaxe routière nationales.
Une loi qui impose que nulle part, aucun trajet de moins de 1500 km coûte plus cher en train qu’en avion ou en voiture.

Qu’est-ce qui vous inciterait vous ou vos proches à acheter un véhicule moins émetteur ?

Vu l’impact CO2 de leur fabrication, et la faible durée d’utilisation d’une voiture particulière (3% du temps), il est préférable de réserver le maximum de voitures neuves (dont les électriques), à l’autopartage et à la location. Je suis donc contre l’achat de voitures électriques par des particuliers, pour remplacer de vieilles voitures à essence dont l’utilisation doit de toute façon devenir marginale. Cependant, il est nécessaire de développer une filière de recyclage plus efficace.

Quels autres leviers vous sembleraient les plus efficaces et les plus importants à mettre en œuvre pour diminuer les émissions du secteur des transports ?

Rendre marginal l’achat d’une voiture par une offre d’autopartage sur tout le territoire, et une importante taxe sur l’acquisition d’un véhicule personnel, y compris en zone rurale. Proposer un service de taxis collectifs électriques en zones rurales.
Passer tout le transit de marchandises sur le fret par rail.
Aménager les réseaux des métros pour la livraison nocturne de marchandises.
Interdire tout nouveau développement de zone commerciale/zone d’activités/quartier uniquement résidentiel. Diversifier les quartiers existants par une reconversion obligatoire de 30% des surfaces sur 10 ans.
Stopper le mitage territorial par une loi interdisant la viabilisation de terrains naturels dans le cas où plus de 10% des surfaces bâties d’une commune sont vacantes.

Qu’est-ce qui vous inciterait vous ou vos proches à améliorer l’isolation thermique de votre logement et/ou à installer des systèmes bas-carbone ?

Un forfait chauffage dans tous les baux de location, avec une consigne à 20°.
Le bailleur aurait alors tout intérêt à rénover pour réduire sa facture de chauffage/éviter d’augmenter trop le loyer.
Une programmation sur 10 ans de l’augmentation des tarifs énergétiques, tenant compte du coût pour la société des pollutions induites. Un site permettant de calculer facilement l’augmentation du tarif pour un logement donné, et de calculer l’amortissement d’une rénovation énergétique. Le site pourrait renvoyer vers des architectes maîtres d’oeuvre spécialisés en rénovation énergétique.
La réduction des prix des isolations par l’intérieur sous-vide (exemple : ISOVIP de ISOVER), très minces et efficaces, actuellement coûteuses.
Le développement de solutions permettant de prolonger la durée d’occupation de locaux sur la journée et l’année.

Quels sont selon vous les obstacles pour adopter des habitudes économes en énergie et qu’est ce qui pourrait vous inciter personnellement à les adopter davantage ?

L’absence de programmation sur les chauffe-eau existants. Il faudrait les rendre obligatoires.

L’absence de prime et de tarifs conventionnés pour des réfrigérateurs.

Déjà évoquée, l’absence de programmation fiable de l’augmentation des tarifs énergétiques des 10 prochaines années.

Selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’utilisation de ces matériaux et quelles mesures pourraient vous inciter vous ou vos proches à les utiliser ?

L’absence d’interdiction des matériaux à forte énergie grises type polystyrène, polyuréthane ou laine de verre et de roche.
Ces matériaux sont nuisibles ou non ?

Quels autres leviers vous sembleraient les plus efficaces et les plus importants à mettre en œuvre pour diminuer les émissions du secteur des bâtiments ?

Une visibilité sur le prix de l’énergie sur 10 ans, l’interdiction de certains matériaux trop énergivores, la sanctuarisation des zones agricoles/naturelles et le développement massif de la rénovation par la création d’outils de conception adaptés (le BIM est actuellement très en retard sur cette question).

Quels sont pour vous et vos proches les principaux obstacles au changement de vos habitudes alimentaires et qu’est ce qui pourrait vous inciter à prêter plus d’attention à l’empreinte carbone de votre alimentation ?

Il faudrait qu’une loi oblige tout restaurant (y compris scolaire, universitaire, professionnel), à proposer tous les jours un menu complet à base de protéines végétales.

Quels dispositifs devraient selon vous être mis en place pour lutter contre le gaspillage alimentaire, depuis la production jusqu’à la consommation des produits ?

Des cours de cuisine au collège.
L’instauration de bacs bio dans toutes les communes.

Quels autres leviers vous sembleraient les plus efficaces et les plus importants à mettre en œuvre pour diminuer les émissions du secteur de l’agriculture ?

Supprimer la PAC, qui profite en grande majorité aux monocultures, les polycultures et fermes paysannes ayant beaucoup plus de mal à monter des dossiers.

Instaurer des quotas d’azote et de pesticides par m² cultivés, selon les cultivars.

Pour réduire les émissions du secteur industriel, la Stratégie Nationale Bas-Carbone recommande de valoriser l’éco-conception des produits pour améliorer leurs caractères durable, modulable, réparable et/ou recyclable.

Selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’achat de ces produits et qu’est-ce qui pourrait vous inciter à les privilégier ?

L’absence de garantie longue ne motive pas les fabricants à proposer des produits durables. Certains prix sont tout simplement trop bas pour proposer en face un produit durable.

Selon vous, quels sont les principaux obstacles au développement de l’économie circulaire et qu’est-ce qui pourrait-vous inciter à changer vos habitudes pour réduire votre production de déchets ?

Il faut des garanties longues obligatoires (5 à 10 ans). Une prise en charge systématique de la garantie par le commerçant. Des réparations assurées dans des délais raisonnables (1 semaine). Tout commerçant doit proposer aussi des produits d’occasion (la FNAC le fait pour les produits photo).

Selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’achat de produits fabriqués localement et qu’est ce qui pourrait vous inciter à les privilégier davantage ?

Le prix, bien sûr mais aussi la piètre qualité du design. Une TVA sociale pourrait permettre d’égaliser les prix, et la culture du design de qualité intégrer l’industrie (par des formations dans les CCI ?).

Quels autres leviers vous sembleraient les plus efficaces et les plus importants à mettre en œuvre pour diminuer les émissions des secteurs de l’industrie et des déchets ?

Des lois obligeant les commerces à proposer tous les produits secs en vrac, les produits séparables au détail, les produits réfrigérés à la découpe.
La reprise des emballages par les commerçants.
L’interdiction du polystyrène et des plastiques en général pour le calage des produits d’électronique.
L’obligation pour les fabricants de prévoir un protocole de démontage et séparation des matériaux pour tous leurs produits.

Qu’est ce qui pourrait selon vous inciter à moins consommer d’espaces naturels et agricoles pour la création de nouveaux bâtiments et infrastructures ?

La sanctuarisation des ENA. Nous aurions assez de zones urbanisées pour loger 1,5 fois la population actuelle.

Si vous souhaitez réagir sur un autre sujet relatif à la révision de la SNBC, tel que :

  • la forêt
  • la production d’énergie
  • les investissements
  • les territoires
  • l’éducation à l’environnement
  • tout autre chapitre de la stratégie
  • la lisibilité du document
  • la communication autour de la SNBC

Vous pouvez vous exprimer dans l’encadré ci-dessous :

Le minage mondial du Bitcoin représentant maintenant l’équivalent des besoins en électricité de l’Irlande, il serait peut-être temps de revoir le fonctionnement des datacenters et ce qui y est traité.
Toute opération de type monétaire devrait être taxée à hauteur de son impact carbone.
La publicité constitue aussi une part non négligeable de ce trafic.
Il serait opportun d’en limiter la part dans la puissance de calcul nécessaire au chargement d’une page ou d’un site, à 10%.

Le casse-tête de l’énergie

Il n’y a à l’heure actuelle AUCUNE source d’énergie qui ne dégrade pas l’environnement. Aucune source d’énergie inépuisable.

La seule réponse raisonnable à ce constat est de réduire l’impact ET la consommation :

  • de la viande
  • des transports
  • du chauffage
  • de l’éclairage
  • du traitement de données

Réduire implique de changer :

  • les régimes alimentaires
  • les formes des villes et du travail, l’ossature des transports en commun
  • le bâti existant
  • les sources de lumière et notre rapport à l’éclairage nocturne
  • l’écriture du code et la conception du hardware

Pour cela, il faut des mesures CONTRAIGNANTES. Des sanctions pour les contrevenants. Oui, comme quand vous volez un mars dans le supermarché où vous tenez la caisse.

Il faut donc une limite à la production de viande, par une relocalisation de l’ensemble de la filière (nourriture des bêtes) et une limite au foncier occupé par celle-ci, en pourcentage des surfaces agricoles totales.

Il faut interdire l’étalement urbain. point. Nous avons suffisamment de friches pour tenir au moins 10 ans.

Il faut des abonnements énergétiques au m² progressifs (et non pas dégressifs). Des incitations à l’occupation mixte H24 des locaux :

  • Un réfectoire devient un lieu de travail entre les repas (vu à Paris 6).
  • Un théâtre -> boîte de nuit (Paris 1),
  • Des bureaux -> lieu d’événements,
  • Ecoles -> hébergements.

Des rénovations énergétiques évidemment, mais sans matériaux issus du pétrole.

Il faut, avant de tout remplacer par des LED, un moratoire sur l’éclairage public : a-t-on besoin de voir partout comme en plein jour ?

Plus que les lampes à sodium, les LED et leur dominante bleue perturbent nos rythmes circadiens. L’extinction de l’éclairage de certaines autoroutes a permis d’améliorer la sécurité, notamment en Île-de-France.

Enfin : une loi sur la consommation en IT. Des pistes :

  • limite de conso induite par transaction monétaire ( coucou #bitcoin ).
  • loi sur les abonnements électriques pour serveurs : tant de watts/teraflops proposés.

D’autres idées ?

L’agriculture de demain ?

L’agriculture et ses effets sur l’environnement agitent les débats en ce moment. C’est l’occasion de faire le point :

  • Grâce au boom de l’énergie fossile et de la chimie, les besoins en main d’oeuvre de l’agriculture ont baissé drastiquement en quelques années. Cela a permis de développer d’autres secteurs de l’économie, mais cela a aussi provoqué un exode rural, qui a eu pour résultat un abandon de villages entiers.
  • On s’interroge aujourd’hui sur les effets des pesticides et engrais : sur le sol, l’eau, la santé humaine, la santé animale (mutations), et la productivité des sols à long terme.
  • L’agriculture bio a aussi ses pesticides : purin, bouille bordelaise, lisier. Ils ne sont pas anodins.
  • Il n’y a pas de pesticide ou d’engrais sans effet néfaste sur l’environnement. Il faut donc réduire un maximum leur usage, quels qu’ils soient.
  • La permaculture, par une association judicieuse des cultivars et un apport de main d’oeuvre conséquent, permet d’avoir des rendements au m² très supérieurs à la monoculture conventionnelle, tout en baissant drastiquement le recours aux intrants. Sa rentabilité, quoique faible, est prouvée.
  • La robotisation fait des bonds. Les fermes solaires peuvent être implantées sur des cultures. Il est possible de combiner ces innovations avec la permaculture pour obtenir un modèle agricole très efficace, moins gourmand en eau, moins demandeur en main-d’oeuvre que la permaculture classique.
  • Ce modèle décentralisé (conception, fabrication et réparation de machines peuvent être réalisés sur place grâce à l’impression numérique), permet toutefois d’espérer repeupler, sans avoir à construire plus, une partie du territoire rural, et donc de soulager les franges des métropoles d’une pression immobilière néfaste : étalement urbain, congestion.

Aveugles ?

Des piétons et des véhicules qui foncent dans la nuit, seulement éclairés par la lune, sans se percuter, sans hésiter.

Peut-être cette vision n’est-elle pas si lointaine, alors qu’aujourd’hui le seul éclairage public représente 15% de la consommation mondiale.

Nous pourrions tous être équipés de lunettes infrarouges, et nos véhicules, tous autonomes et bardés de capteurs, n’auraient pas besoin de l’éclairage public pour se déplacer. Et pourquoi pas aussi en intérieur ?

Bureaux

-Dis Papa, un ami m’a dit que si j’étais méchante avec lui, je serai obligée d’aller au « bureau » pour toute ma vie… c’est quoi un « bureau » ?

-Eh bien, des lieux dans lesquels certaines personnes passaient la journée, pour travailler, assis devant une table, aux 20e et 21e siècle.

-Et pourquoi il allaient là plutôt que dehors, chez eux, où ils voulaient ?

-A l’époque, les « patrons » (autre mot désuet) étaient persuadés que s’ils n’avaient pas leurs « collaborateurs » – tu pourrais dire esclaves aujourd’hui – sous la main, ils ne pourraient pas produire efficacement le travail demandé, et l' »entreprise » (encore un vocable ancien) ne pourrait être rentable.

-Mais c’est absurde ! Ils payaient vraiment cher pour des locaux, juste pour rassembler des gens à travailler ? Et ces gens y habitaient un peu au moins ?

-Non, presque jamais ! Ils devaient y aller et en revenir tous les jours. Cela prenait parfois presque deux heures dans la journée. Et ils devaient rester assis, le plus clair de la journée.

-Et ils acceptaient ça ?

-Oui, ils étaient dociles, manipulés.

-Et malgré tout les entreprises fonctionnaient ?

-Dans un sens oui, elles arrivaient à vendre leur travail contre de l’argent, qui allait pour une petite partie dans les poches des travailleurs. Mais c’était loin d’être « rentable » à notre point de vue. Une quantité d’énergie phénoménale était perdue en complications, luttes entre concurrents, discipline, publicité, influence, dépenses somptuaires et statutaires, sécurité juridique, etc. Seuls 5% de cette énergie étaient dépensés à véritablement pourvoir aux besoins humains.

-C’est une belle histoire, que tu me racontes là, mais je n’y crois pas du tout, les gens ne peuvent pas être si bêtes…